Lors de l'achat d'un appartement, vous ne pensez pas toujours aux coûts d'entretien et de rénovation des parties communes. Pour 100 € de charges, il faut ajouter environ 35 € pour le budget des travaux en copropriété.

En 10 ans, les coûts de fonctionnement de condos augmenté de près de 40%, soit 4 fois plus que l’inflation sur la même période. Lorsque ces dépenses n’ont pas été prises en compte lors de l’achat du logement, les acheteurs, y compris les premiers acheteurs, peut rapidement rencontrer des difficultés de paiement, estime l'ARC (Association des gestionnaires de copropriétés).
Surtout depuis que ces coûts, il faut ajouter le prix des charges pour maintenir les parties communes et essentielles travaux de rénovation énergétique. Selon les calculs de l'ARC, pour 100 € de dépenses courantes de 100 €, il y a aussi une dépense de 35 € pour l'entretien du bâtiment et les travaux de rénovation.

Calculez le prix d'achat et le prix de revient de l'unité

Sans prendre conscience de cette réalité avant l'achat, "de nombreux copropriétaires refusent alors de voter des œuvres collectives, pourtant indispensables", précise l'ARC. Compte tenu de ce fait, le nombre de copropriétés combinant frais impayés et un bâtiment et des équipements collectifs vieillissants sont de plus en plus importants. Les ménages doivent être informés du coût réel de leur logement avant l’achat, même si cela implique de dissuader ceux qui n’ont pas un budget suffisant et d’encourager les autres à se réserver pour financer le travail et les dépenses obligatoires.
Pour éviter les dettes impayées, il est essentiel d’être plus clair et plus transparent sur le prix de revient réel du logement qui, outre le prix d’achat initial et le coût du crédit, doit inclure "les frais de notaire, les frais et les provisions des travaux de copropriété liés aux lots et, éventuellement, du coût du crédit ", rappelle l'ARC.

Jusqu'à 120% de plus que le prix initial

Pour souligner l'impact financier, l'ARC a calculé le coût sur 10 ans d'un condominium dans les 20 plus grandes villes françaises. Si nous incluons les frais de notaire, courant et travail sur dix ans et le montant du crédit, la différence entre le prix initial et le coût peut atteindre 120%. C'est le cas à Saint-Etienne où, compte tenu des bas prix de l'immobilier (941 euros par m²), le prix d'un logement de 66 m² qui, au moment de l'achat, est de 62 200 euros revient en réalité à 136 805,17 €.
On retrouve en revanche Paris où le prix d’un 62,6 m² fixé à 585 497 euros lors de l’acquisition est converti en 707 494,95 € en tenant compte de tous les frais accessoires, soit 21%.

Textes de lois et de jurisprudence