Rénovation de logements: l'agence publique a financé moins d'opérations que prévu l'année dernière

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L'Agence nationale du logement (Anah), organisme public d'appui aux travaux sur le logement privé, a financé l'an dernier près de 95 000 opérations, dont la grande majorité de l'énergie, un chiffre en hausse mais en deçà de ses objectifs.

"En 2018, l'agence a connu une augmentation de son activité jamais atteinte", résumait Nathalie Appéré, présidente d'Anah, soulignant que "des objectifs quantitatifs importants" feront partie des "nombreux défis" de cette année.

L'an dernier, Anah a financé la rénovation de 94 081 logements, dont 62 345 à des fins énergétiques. Ces deux chiffres sont en forte hausse par rapport à 2017 mais sont, comme pour plusieurs années, inférieurs aux objectifs que l'agence s'était fixés à respectivement 104 000 et 75 000.

Cependant, "ces résultats sont encourageants (et) montrent que l'agence est capable d'aller plus loin en 2019", a déclaré dans la même déclaration le ministre du Logement, Julien Denormandie, dont le département est rattaché à Anah.

À ce titre, l’agence a renouvelé les objectifs pour 2019 qu’elle avait formulés en novembre, alors qu’elle avait obtenu une augmentation de son budget à 874,1 millions d’euros, malgré une baisse générale de celle de son ministère de tutelle.

L'agence prévoit d'accélérer le rythme cette année en rénovant 120 000 logements. L'essentiel doit rester lié à la rénovation énergétique mais sa part diminue car l'objectif reste fixé à 75 000.

Parmi les développements notables, l'agence prévoit d'augmenter considérablement son aide pour adapter les logements aux occupants qui deviennent moins autonomes, pour des raisons de vieillissement ou d'invalidité. Il prévoit de rénover 30 000 logements dans cette direction en 2019 contre moins de 17 000 l'an dernier.

Enfin, l'agence doit commencer à mettre en œuvre le plan annoncé à l'automne par le gouvernement pour la rénovation de copropriétés dégradées. L’exécutif, qui a identifié près de 700 copropriétés en difficulté pour plus de 50 000 logements, compte engager 2,5 milliards d’euros d’argent public sur dix ans pour y remédier, également par l’intermédiaire de l’Agence Nationale de la Rénovation Urbaine (Anru).