Architecte 3D, coraliste: les étudiants imaginent les métiers de 2030

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Briquet à la lanterne, waker, charretier … Difficile à croire que ces métiers existaient il y a quelques siècles. Puisqu'il est presque impossible d'anticiper les métiers du futur. C'est l'ambition de la startup Pixis, qui organise des ateliers dans les collèges, les lycées et les universités. Mercredi 20 février, à la station F, un atelier d'imagination des métiers de 2030 a été organisé avec les étudiants de l'Université Paris-Descartes à l'occasion du sommet sur l'avenir de l'éducation organisé par WISE.

Depuis sa création en 2017, l'atelier a été présenté cinquante fois à plus de 1 500 étudiants. Ce mercredi à la station F, ils ont trente ans, entre 17 et 19 ans, tous étudiants à Paris-Descartes à PaRéO (Passeport pour réussir et s’orienter, un diplôme universitaire en une année qui peut trouver son chemin).

L’atelier commence par une prise de conscience du développement durable et des secteurs où l’innovation aura le plus grand impact: alimentation, sécurité, environnement, santé, logement, culture, énergie… Les étudiants sont ensuite répartis en groupes de six et imaginent les métiers de la futur. Un jeu de cartes leur est fourni pour associer un secteur professionnel à l’un des 17 objectifs de développement durable fixés par l’ONU (égalité des sexes, éducation de qualité, travail décent et croissance économique, énergie propre et abordable, vie terrestre et aquatique). …)


Les métiers sont imaginés en mode "design thinking"DR

"Ces jeunes seront actifs dans la vie active en 2030. Cela éveillera leur curiosité et leur ouvrira l'esprit. Ils comprennent que nous devons nous préparer à ce que le numérique influe sur toutes les entreprises", déclare Borna Scognamiglio, PDG de Pixis, qui a développé deux technologies numériques. outils d'aide à l'orientation des jeunes: une "galaxie de métiers" Et un chatbot baptisé Pixie.

"Il y a aussi des vocations, les jeunes ont découvert que certains secteurs pourraient avoir une dimension sociale ou environnementale, ils envisagent les métiers sous un angle différent", explique l'entrepreneur.

Paraeducator et Robin Hood

Le jour de la station F, le "paramédicateur" était né. Il dispensait une éducation de qualité aux orphelins, victimes de guerre et exilés tout au long de leur vie; le "coraliste", un planteur de coraux qui lutte contre la mort progressive des coraux, ou le "Robin Hood", un garde pays 2.0 chargé de préserver les forêts et de punir ceux qui les détruisent en utilisant les nouvelles technologies pour mieux surveiller leur.

Après ce fructueux brainstorming vient la phase de restitution. Chaque groupe présente son nouvel emploi, puis tous les étudiants discutent de sa pertinence économique, de ses risques, de son impact, voire de son aspect éthique. Chacun vote ensuite pour le travail qui lui semble le plus prometteur.


Vincent et Sana ont été sélectionnés pour présenter les deux métiers acclamés lors de l'atelier.DR

Deux étudiants montent ensuite sur la scène principale pour présenter les deux métiers ayant recueilli le plus grand nombre de votes. Vincent, élève de DU PaREéO à Descartes, est le premier à lancer: "Cafet, cantines … le gaspillage alimentaire est considérable. Nous avons donc inventé le" collecteur anti-déchets ". Le collecteur entre dans les entreprises. et trier les ordures entre celles qui seront données aux animaux et celles qui seront jetées. L’État créerait une taxe pour les entreprises qui gaspillent afin de financer ces nouveaux emplois ". Applaudie, le public est conquis par ce nouveau travail.

C'est le moment choisi par Sana, également étudiant à Descartes, pour présenter son parcours d'avenir: l'architecte 3D. "Les entreprises de construction contacteraient cet architecte pour lui demander des bâtiments, qui seraient construits à l'aide d'une imprimante 3D. Une construction plus rapide et plus écologique!"

Apprenez tout au long de votre vie

Le mot de la fin revient à Pierre Dubuc, PDG d’OpenClassrooms, et à Najat Vallaud-Belkacem, ancienne ministre de l’Education, désormais Ipsos & # 39; Directeur général adjoint. Le premier plaide pour une cartographie des professions en tension et une recherche à partir de grandes tendances comme l'intelligence artificielle ou l'automatisation.

Avant tout, il souhaite préparer les jeunes à apprendre tout au long de leur vie: "Un diplômé de l’enseignement supérieur connaîtra 10 à 15 métiers différents, un travail complètement différent tous les 5 ans. Les jeunes devront former et se recycler, car ils le feront dans 10 ans, un travail que nous ne soupçonnons pas aujourd'hui ".

Une opinion partagée par Najat Vallaud-Belkacem, qui souligne l’importance d’acquérir de nouvelles compétences: "Sans connaître les emplois de demain, certaines compétences seront nécessairement cruciales. Par exemple, nous devons nous concentrer sur la capacité de maîtriser la machine, nouveaux modes de collaboration et développer créativité et polyvalence. "

Ces ateliers répondent, quoique à petite échelle mais très concrètement, à cette ambition de développer de nouvelles compétences telles que la collaboration, la prise de parole en public et la créativité … À la fin de l’atelier, chaque participant reçoit un badge numérique ouvert (un certification) lui permettant d’améliorer ces réalisations avec les universités et les employeurs futurs.